Aide de Jeu


Pour : Fading Suns


Auteur(s) :

Mario HEIMBURGER

Illustrateurs(s) :

Elisabeth THIERY


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Eastenwest > 11 - Entre les frontières

Les Janites

Dans l'auditorium, l'ambiance tait dtendue. Partout, dans l'immense salle, les serfs piaillaient et piaffaient sous l'il bienveillant du seigneur Oreste Hawkwood et de son invit, son propre cousin, le baron Klaudius Klowen Hawkwood, confortablement installs dans leur loge rserve.

La pice avait commenc depuis belle lurette et les acteurs sur scne dclamaient leur texte avec application, mais ne parvenaient pas couvrir le brouhaha ambiant. Les gens du peuple taient trop heureux de cette diversion dans leur quotidien pour rester silencieux. Ils s'exclamaient bruyamment devant tous ces costumes, et la magnificence des effets de lumire. Ils ragissaient comme des enfants devant un paquet cadeau trop color.

L'arrive en ville de la Compagnie de l'Epervier tait une aubaine, dont le seigneur avait su tirer parti. Ces artistes ambulants taient des janites, mais malgr la rputation sulfureuse qui leur tait attribue, ils possdaient le formidable pouvoir de divertir le peuple et les nobles. Le sujet de la pice n'avait aucune importance... Un quiproquo vaudevillesque, pour autant qu'Oreste ait pu en juger.

Il reporta prestement son attention sur son cousin, qui ne se sentait pas particulirement l'aise. Qui l'aurait t dans cette mme situation, pensa-t-il. A la droite de Klaudius se trouvait une place vide, initialement prvue pour sa dlicieuse pouse, la belle et dsirable Gladys, absente pour cause de "malaise"...

- Comment cela a-t-il donc pu se produire, mon cousin ? Vous dites que votre offre a t surpasse par un inconnu ? Mais sait-on qui ?

Klaudius prit une profonde inspiration avant de rpondre...

- apparemment, un reprsentant d'une guilde Aurige a propos un meilleur chiffre pour la marchandise. D'aprs le bailli qui a gr la transaction, son offre tait peine suprieure la mienne. Cela s'est jou quelques dizaines de fnix. Je ne parviens pas comprendre comment cela a pu se produire.

- Hlas, rpondit Oreste en se reculant dans son fauteuil. Un hasard, sans aucun doute... Les Auriges sont rputs pour leur acuit dans le domaine...

Mais le regard de Klaudius s'est soudainement fix sur la scne. Ce n'est qu' ce moment que Oreste mesura quel point le volume sonore de la salle avait diminu. On pouvait trs clairement entendre les acteurs dclamer leur texte. Oreste balaya l'assistance du regard, en qute d'une explication. Tous les serfs coutaient attentivement, mais de temps en temps, un regard craintif se posait sur leur loge.

Sur la scne, l'homme qui interprtait un noble serrait dans ses bras une actrice, de la manire la plus lascive possible. Il dit :

- Ainsi, il n'y a pas de doute ? L'offre de ton mari sera consquente, mais raisonnable. La mienne le sera encore plus. Oh, mon amour, que ta trahison porte bientt ses fruits, et que notre amour soit bientt reconnu !

La femme se laissait aller une pmoison de principe, et Oreste remarqua combien elle ressemblait Gladys. Une goutte de sueur lui coulait le long de la tempe dans le silence absolu qui suivit. Il sentit le regard de son cousin lui vriller le crne...

Histoire

L'histoire des janites se perd dans celle de la Teyr-Sainte et plus particulirement dans les philosophies pr-rflectives du continent indien.

Bien qu'tant un courant de pense minoritaire, le janisme eut son heure de gloire par l'admiration que ses disciples suscitaient dans la population : il prnait le dpouillement et le dtachement des valeurs matrielles, imposant ses fidles de voyager ternellement sur les routes afin de garder leur me pure. En tant que telle, la base de la philosophie n'est pas incompatible avec ce que la sainte Eglise Universelle ordonne aujourd'hui, mme si aucune instance divine ne justifiait cette pauvret.

L'asctisme et la sagesse des anciens moines janites furent lous pendant de nombreux sicles, mais le mouvement fut quasiment enterr lors de la dshrence de la premire Rpublique.

Dclin et renouveau

Dans une socit mine par le chmage et l'apathie, le janisme ne provoqua bientt plus la mme admiration de la part de la population de base, et mme les moines errants ne purent plus compter sur la bont de leurs concitoyens pour survivre.

L'idal moral de l'ordre ne put pas lutter contre la ralit physique : seuls les plus extrmistes des moines continurent dans cette voie.

Les janites furent bientt mpriss, mais la philosophie trouva un alli imprvu : ce furent certains nantis, parmi cette frange de privilgis en mal d'activits qui la prirent leur compte en la transformant fondamentalement.

La notion de pauvret fut abandonne, et l'lvation morale par l'humiliation transforme en lvation par la culture et la recherche de la vrit. La notion de voyage mme prit une dimension grotesque.

Durant ces temps tranges o le foss social ne cessait de grandir entre les riches et les pauvres, on assista la naissance de groupes d'illumins, gnralement jeunes et issus de familles bourgeoises. Aventuriers bohmes, ils affrtaient navires et avions pour se rendre dans des lieux sordides, se mlant la population dans l'espoir de vivre des aventures passionnantes, et n'ayant pour seul objectif que de constater l'tat vritable du monde.

Inutile de dire que la plupart revinrent rapidement leur mode de vie antrieur, mais les quelques-uns qui continurent dans cette voie (et qui survcurent !) formrent un espce de club d'lite dont tous les membres finissaient par se connatre.

Malgr toute l'nergie place dans cette dbauche de mise en danger et d'explorations, la Teyr devint rapidement trop petite pour leurs ambitions. La diaspora allait leur ouvrir l'espace !

Aventuriers des toiles

Lorsque l'exploration de l'espace profond commena, ces quelques riches dsuvrs furent aux premires lignes, mettant leurs fortunes disposition de ce nouveau but. Rapidement, l'exploration devint pour eux une drogue, accentue encore par l'exprience Sathra des premiers sauts.

Tandis que sur terre, la Premire Rpublique achevait de s'effondrer, les janites dcouvraient des mondes et perdirent souvent la vie dans des explorations irrflchies.

Leur lgende restait tonnamment vive, et leur image volua : de marginaux farfelus, ils devinrent des hros. Ce nouveau statut attira dans leurs rangs de nombreux suivants, qui acceptaient de seconder ces fous dans l'espoir qu'une partie de leur renomme ou de leurs richesses retombe sur eux.

Hlas, ces suivants allaient vite dcouvrir que c'est plus souvent la mort qui les attendait au bout du chemin, car seul comptait l'idal de l'aventure, de la dcouverte...

Durant cette priode faste pour l'aventure, les rangs des janites augmentrent sans cesse. Pas de lignage, videmment (bien que certaines exceptions confirment la rgle), mais plutt une mulation constante, et un important besoin de surenchres... mais tandis que ces explorateurs sillonnaient l'espace, l'univers voluait. Trop occups par leurs propres expriences, ils passrent compltement ct de la rsurgence de la noblesse et la naissance de l'Eglise... On raconte toutefois que Paulus le voyageur, disciple du Prophte, adhrait plus ou moins la philosophie janite, mais une telle proposition est juge aujourd'hui comme fortement contestable par l'Eglise...

L'ignorance de cette volution fut rciproque : les forces en mergence avaient bien peu d'intrts s'occuper de quelques suicidaires...

La fin de l'ge des hros

Avec l'avnement de la Seconde Rpublique, cette attitude changea compltement. La prsence de ces idoles mettait en danger le tissu social que les rpublicains tentaient dsesprment de retisser. Il tait temps de tirer un trait sur une priode qui devait tre rvolue : celle de l'individu !

Le renouveau des mdias plantaires et des diffusions grande chelle de journaux mensuels tait devenu un danger. Les histoires de ces hros, affrontant xnomorphes sanguinaires, dirigeants tyranniques et monopoles commerciaux injustes produisaient des effets incontrlables parmi la population.

Le changement fut bien sr progressif, s'tendant sur plusieurs sicles. D'abord, certains mdias facilement corruptibles furent encourags discrtement par les agences de renseignements exagrer les histoires jusqu' les rendre peu crdibles ou au contraire prsenter galement les cts plus pathtiques des janites.

Ensuite, l'opinion elle-mme tait transforme par les institutions rpublicaines : technologie, confort, assistanat dtournrent peu peu les individus de l'aventure et des mondes lointains. Le quotidien proche tait revenu au centre des proccupations.

Les janites continurent leurs actions, dans l'indiffrence gnrale, mais eurent de moins en moins de suivants, et le renouvellement de leurs rangs commena devenir problmatique. L'attitude de la population devint rapidement mprisante, renvoyant vers les explorateurs un miroir dformant qui mina peu peu leur moral. L'rosion fut lente, mais la fin de la Seconde Rpublique, l'idal de vrit, de dcouvertes et de savoirs de ces idalistes s'tait transform en un marasme dprimant, qui stoppa net les vellits humanistes.

Mondes Perdus

Sans le savoir, les janites sont peut-tre un des liens les plus forts avec les Mondes Perdus. Leur soif de voyage et de dcouverte les a mens sur de nombreuses plantes frontires, du temps de la Seconde Rpublique, et lorsque les routes furent perdues, beaucoup se retrouvrent coincs.

Sur Iver redcouverte, l'activit artistique s'est bien dveloppe et les lgendes janites furent transmises de gnration en gnration. L o les intrts politiques ou mystiques des nobles ou des religieux se trouvent souvent perverties et modifies par le temps, la communaut des artistes est reste fidle sa faon de penser. De l penser que les janites portent implicitement la cl des Mondes Perdus, il n'y a qu'un pas que certaines guildes ou nobles ambitieux pourraient aisment franchir. Quel meilleur cheval de Troie qu'une innocente troupe d'acteurs ?

Les Ages sombres

Lorsque la Seconde Rpublique implosa son tour, l'humanit s'apprtait traverser une priode sombre qui dure encore de nos jours. La fin des idaux et la dsillusion ne frapprent pas que les civils, mais affectrent galement les janites.

Ceux qui ne retournrent pas la socit s'enfermrent sur eux-mme, se tournant souvent vers la folie. Peu nombreux, mlangeant mysticismes et arts, ils retournrent la marge, tentant de survivre comme ils le pouvaient en se dplaant de plante en plante, souvent de manire clandestine.

L'effondrement de l'conomie supprima les privilges de ces anciens bourgeois, les forant s'adapter un nouveau monde. Pourtant, dans une socit en perdition, ce mode de vie libre attira dans chaque rgion o un janite passait des personnes intresses par fuir leur seigneur ou leur environnement. Les groupes se formaient autour d'un chef et dveloppaient ses ides souvent assez tranges.

L'Eglise ne tarda pas prendre ces mystiques en grippe, et les janites devinrent pour un temps la cible des avestites. De cette poque data le culte du secret et de la communaut soude, car les reprsentants de la Sainte Flamme ne faisaient gure de diffrences entre le meneur et ses suivants.

Les janites devinrent des groupes trs ferms, en marge de la socit, centrs sur une vision mystique du voyage, de l'art et du mlange des deux. Puisque l'aventure contrle n'tait plus possible par manque de moyens, les janites se rsolurent chercher les vrits dans l'esprit humain.

Eternels itinrants

Le voyage, aprs avoir t un plaisir, est devenu une ncessit. Aucun pouvoir tabli ne tolrerait un groupe autonome sur ses terres trs longtemps, et les perscutions ne sont pas entirement termines.

De nos jours, les communauts d'artistes itinrants sont frquentes dans toutes les parties de l'univers. La purge de l'Eglise a amen les janites des croyances raisonnables et une attitude plus ouverte, et a condamn les divergents au silence.

Les diffrents groupes itinrants ont dsormais retrouv leur libert d'agir, mme s'ils doivent encore agir avec prudence. On ne peut gure parler d'un esprit janite, mais rares sont ceux qui rejettent leur hritage sculaire, et les rfrences de grands hommes btisseurs de destines sont frquentes dans toutes leurs expressions artistiques. Beaucoup rvent d'un retour la prosprit, l'aventure et aux explorations, mais la plupart se contentent d'une vie simple consacre aux arts.

Toujours la frontire des Mondes Connus, les janites font dsormais partie du paysage.

Culture et murs

" Il n'y a pas un janite. Il y a des janites ". Ce proverbe est souvent utilis par les artistes itinrants pour faire comprendre qu'on ne peut pas les ramener un seul groupe, dfense frquente face aux accusations de malhonntet ou d'hrsie parfois lances contre un groupe en particulier.

Cet adage correspond pourtant bien une ralit : il n'existe pas deux groupes poursuivant les mmes objectifs, organiss de la mme faon ou composs du mme panel de personnes.

La Compagnie

Une des formations les plus communes aux janites reste la compagnie. Gnralement forme autour d'un meneur charismatique, il s'agit d'une unit sociale ferme et soude, qui poursuit des objectifs communs.

La plupart du temps, cet objectif est simplement la survie, mais en priode de prosprit d'autres buts viennent enrichir la vie de la communaut. Il s'agit souvent de recherches artistiques, de recherche de reconnaissance ou encore de recherche d'objets d'arts pour une collection (voir plus loin, patrimoine culturel).

Au sein d'une compagnie, les membres ont une relative libert, sauf s'ils disposent d'un talent indispensable au groupe.

Dans ce cas, l'artiste a une responsabilit qui lui est sans cesse rappele. C'est pourquoi, les janites cultivent souvent leur pluridisciplinarit. C'est une simple question de survie long terme.

Le meneur dirige sa compagnie plus ou moins fermement en fonction de son temprament, mais reste seul juge au sein de son groupe. Les plus timors dlguent souvent les tches pour vaquer leurs recherches personnelles.

Les compagnies se dplacent sans cesse ou s'tablissent dans des ateliers (voir plus loin) pour viter d'tre places sous la coupe d'un pouvoir quelconque, et accessoirement viter impts et taxes.

Mcnat

L'activit artistique est souvent la seule source de revenu d'une compagnie. De temps en temps, le meneur dcide de rendre des services (souvent illgaux) certains groupes afin de gagner un salaire supplmentaire.

Mais une des solutions les plus rentables pour une compagnie est le mcnat, mme si cela signifie se mettre sous la protection d'un noble particulier, au risque de perdre sa libert. La forme de mcnat la plus recherche (et la plus rare) est le mcnat familial, qui permet une compagnie d'tre "partage" entre des nobles d'une mme famille, et donc de se dplacer sur les plantes sous domination de ces familles. Cette forme de mcnat est plus un contrat long terme et amne son lot d'exigences. Impossible de se reposer sur ses lauriers.

Beaucoup plus tranquille mais moins lucratif, le mcnat individuel est une solution acceptable, condition de tomber sur le bon mcne. Un seigneur susceptible risque de devenir un tyran pour la compagnie, qui se retrouve dpendante de ses largesses. Il n'est pas simple de faire la distinction entre un noble qui s'offre les services d'une compagnie pour amliorer son image et un vritable esthte.

Les formes de mcnats impliquant des notables de l'Eglise ou de la Ligue sont plus rares, mais possibles. Ils restent toutefois l'apanage de quelques originaux puissants, qui peuvent se permettre ce genre de fantaisies sans risquer le qu'en-dira-t-on.

Les Rgles

La socit des janites a beau tre libre, elle se doit toutefois d'obir certaines rgles sans lesquelles la survie du groupe n'est pas possible.

Le secret : un janite doit toujours rester discret sur tous les aspects de la vie du groupe, mme les plus anodines. Il est trop simple de mettre la puce l'oreille cause d'un mot en trop. Cette tendance au secret indispose souvent les interlocuteurs du groupe, aussi apprennent-ils rapidement dtourner les conversations avec humour et dsinvolture.

Les oreilles : le groupe a toujours besoin d'tre inform au maximum de son environnement pour pouvoir prvoir et esquiver les difficults. Chaque membre du groupe doit donc se renseigner discrtement et garder les oreilles ouvertes sur les pouvoirs locaux, quels qu'ils soient. Les renseignements importants doivent immdiatement tre ports aux oreilles du meneur de la compagnie.

Utilit : chaque membre doit se trouver une ou plusieurs occupations dans le groupe. Un membre inutile est rapidement pri de quitter le groupe ou de se trouver une occupation utile la compagnie. Chaque membre a forcment un rle principal fonction de son talent (artistique, commercial, physique, etc.) et un ou plusieurs rles secondaires pour lesquels il est mme de seconder le responsable attitr.

Recherche artistique : le point commun de tous les membres de la compagnie est une recherche de l'art. Mme si certains n'ont absolument aucun talent, ils sont presque toujours motivs par l'acquisition ou l'laboration d'uvres artistiques ou par l'augmentation des collections culturelles de la compagnie.

Dcisions importantes

Dans de trs rares cas, les problmes rencontrs dpassent le cadre de la compagnie. C'est notamment le cas lorsqu'un groupe puissant menace tous les janites d'une plante ou d'un domaine.

Lorsque la solidarit est ncessaire, une assemble particulire est convoque. Elle s'organise assez longtemps l'avance, les compagnies ne disposant pas de moyens rapides et srs de se prvenir mutuellement. Les compagnies convergent alors vers un lieu dcid l'avance et les meneurs se rassemblent et discutent tandis que les autres membres changent connaissances et comptences.

Ces assembles sont rares, et toujours impressionnantes. Le lieu choisi est souvent la hauteur de ces rassemblements, soit sur le domaine d'un noble amical ou dans un lieu neutre, l'cart de la civilisation. Elles peuvent durer plusieurs jours, voire des semaines, ne se terminant que lorsque le problme a trouv une solution convenable.

L'assemble peut choisir de nommer parmi ses membres un dlgu, investi d'une mission particulire et limite. Cette personne devient alors l'interlocuteur des factions externes et rend compte tout le monde. Il a toutefois latitude de prendre les dcisions qui s'imposent dans les limites fixes lors de son investiture.

Lorsque le problme dpasse le cadre d'une plante ou d'un domaine, ce dlgu est galement envoy reprsenter les janites dans une rencontre interplantaire, formant une hirarchie pyramidale temporaire en situation de crise.

Relations

Rarement un groupe aussi mineur que les janites a t autant pris en considration par les puissances des Mondes Connus. Cela tient plusieurs raisons. D'abord, le groupe est vulnrable aux attaques de part son statut marginal. Les pressions semblent donc simples. D'autre part, leur caractre itinrant fait souvent d'eux des informateurs de premier ordre ou des messagers/transporteurs discrets. Enfin, leurs bonnes relations avec la population de serfs (mme s'il y a des exceptions notables) peuvent les amener jouer le rle d'espions ou d'indicateurs de popularit.

Les Nobles

Les relations avec les nobles sont trs fluctuantes. Bien qu'il soit souvent fait appel aux janites pour animer des rceptions importantes et rendre de menus services, leur autonomie fait grincer des dents. Beaucoup tentent de s'attacher de manire permanente les services d'une compagnie, parfois mme par la force.

Traiter avec un noble est pour un artiste un travail qui met en jeu toutes les comptences diplomatiques, et il est parfois ncessaire de connatre certains secrets pour mieux ngocier. Plus d'un noble s'est vu ruiner aprs avoir asservi une troupe itinrante.

Al-Malik : cette famille se trouve probablement parmi les clients les plus recherchs des janites, mais galement les plus exigeants. Les relations sont cordiales et amicales, le salaire juste. Ce respect mutuel n'est toutefois garanti que dans le strict cadre artistique, les Al-Malik n'aimant pas qu'un tranger se mle d'affaires qui devraient normalement le dpasser.

Decados : un janite doit vite leur faire comprendre qu'il n'est pas une simple marchandise s'il veut garder sa libert. Le rapport de force est invitable, mais les nobles Decados ont gnralement des secrets cacher. Il est toutefois ncessaire de possder des talents artistiques rellement tranges pour les sduire...

Li Halan : peu rceptifs l'art autre que religieux, les Li Halan font des employeurs vraiment pingres.

La Ligue

Fond sur le principe de services mutuels, les relations avec la Ligue des marchands sont cordiales et neutres. Les ngociations se font toutefois plus simplement qu'avec les nobles ou l'Eglise, et les deux groupes s'apprcient gnralement assez pour se rendre des services " charge de revanche. "

Auriges : une compagnie itinrante a forcment besoin des auriges un moment ou un autre. Les marchands leur trouvent gnralement des places dans des cargos ou proposent la compagnie des janites de riches nobles en transit. En change, les artistes fournissent des renseignements caractre commerciaux, comme les marchs potentiels rencontrs ou les concurrents locaux.

Fouinards : le transport par janites est lent, mais terriblement sr. Il n'est pas rare que les compagnies passent des contrats d'informations ou de marchandises illgales pour rcolter des fonds. L'change d'informations se fait toutefois plus souvent dans les deux sens.

Baillis : lorsqu'une compagnie se met dans de beaux draps, les baillis sont souvent les seuls dfenseurs possibles. Malheureusement, lorsque cela se produit, d'pres ngociations au cas par cas sont ncessaires pour fixer le prix de cette dfense. Souvent, cela se conclura par un accord pour une aide plus ou moins lgale dans une autre "affaire" gre par le bailli ou par la guilde.

L'Eglise

Des trois puissances, l'Eglise est la moins favorable aux janites. Si beaucoup de compagnies affichent une dvotion parfois exagre pour se dfendre, il s'agit l d'un moyen efficace pour assurer la survie et la tranquillit du groupe.

Avestites : il y a toujours une enqute ouverte sur un groupe de janite quelque part. Il est souvent simple de trouver une trace d'hrsie dans une pice de thtre ou dans une uvre. Les avestites ne sont jamais trs loin, souvent pilots par l'Orthodoxie. Mais ces attaques sont gourmandes en ressources, et elles ne sont dsormais plus menes que dans un but strictement politique, pour rendre service un noble en change d'un rapprochement de l'Eglise, par exemple.

Amalthens : sans doute l'ordre le plus favorable aux janites, les amalthens savent trs bien que l'art est souvent un baume pour l'me. Les janites savent galement qu'ils peuvent toujours obtenir de l'aide dans un dispensaire, en change de quelques notes de musique pour les malades.

Eskatoniques : curieux et ouverts, mais souvent inquitants, ils sont autant apprcis que craints par les compagnies, pour qui une association avec cet ordre bizarre est la fois source de nouvelles inspirations et de nouveaux ennuis.

Patrimoine

De part leur nature itinrante, peu de compagnies possdent en propre des biens. Tout au plus peuvent-elles bnficier de l'usufruit d'un btiment ou d'un lieu gographique prcis, mis disposition par un mcne (noble, marchand, ou mme ventuellement clrical). Mais ce genre de bnfices n'est que rarement acquis sur la dure, les baux tant facilement remis en question chaque changement politique (mort d'un seigneur, tensions entre les janites et le clerg, etc.).

Il arrive pourtant que des terres tombent dans le giron d'une compagnie lorsque (fait rarissime) un noble dcide d'entrer dans le groupe, abandonnant son identit et faisant don de ses richesses sa nouvelle famille. En rgle gnrale, de tels changements dplaisent beaucoup la famille du noble, qui engagera tout son pouvoir et ses relations dans une bataille pour la reconqute des biens ainsi perdus. C'est pourquoi les territoires janites sont souvent des bouts de terrains mal situs dans un environnement hostile, et ayant appartenu des nobles eux-mme dj mis l'cart ou sans hritier.

Les Ateliers

Une des exceptions frquente ce manque de bases solides sont les diffrents ateliers que l'on voit fleurir dans les centres culturels. Des janites ayant suffisamment parcourus le monde et ayant amass quelques richesses les investissent souvent dans la cration d'un lieu ddi l'expression de leur culture.

Les ateliers sont donc fonds par des artistes dj passablement vieux, et souvent spcialiss dans le domaine de prdilection de son fondateur. Ainsi, on peut citer l'atelier de peinture de Colonstran sur Bizantium Secundus, dont les toiles ornent dsormais de nombreuses chapelles de la plante impriale ou encore l'Ecole Gurinosky de Teyr-Sainte (en fait situe sur son satellite lunaire) dont les danses excutes sous des gravits restreintes sont mme cites en thrapies psychiatriques par certains amalthens.

Dans les ateliers, les lois des compagnies sont momentanment mises entre parenthses.

Elles ne sont jamais trs loin dans les penses, mais leur intensit est amoindrie pour rendre la vie sdentaire plus souple. Ainsi, le fondateur d'un atelier reprend gnralement son ancien nom ou s'en invente un nouveau sous lequel ses uvres seront ensuite diffuses.

A la mort de son crateur, un atelier devient souvent un lieu de troubles, car les lves les plus brillants se partagent souvent de manire exclusive l'hritage du matre. Lorsque ce dernier a eu la prsence d'esprit de former un successeur, les ateliers peuvent perdurer durant de nombreuses annes, mais leur extinction est quasiment invitable.

Certains janites prtendent que cette extinction est la premire condition de l'accession du matre au statut de lgende mais cette ide va tellement l'encontre du principe d'humilit qu'elle n'est que rarement exprime en face de membres de l'Eglise.

Quoiqu'il en soit, les ateliers peuvent servir de havres d'accueil des janites solitaires, la loi des familles entranant une hospitalit qui n'est limite que par le danger que peut reprsenter l'invit. La plupart des vrais artistes dans les compagnies rvent d'ouvrir un jour ou l'autre un tel atelier, mais cela exige d'eux qu'ils amassent la fois richesses et rputation en parallle. On comprend alors pourquoi il s'agit de l'uvre d'une vie.

Patrimoine culturel

Mais au-del des simples biens matriels, les janites disposent d'une richesse prodigieuse : l'amas culturel de toute l'humanit. Etant des collectionneurs invtrs, ils traquent les uvres d'arts antiques partout o ils le peuvent, amassant des collections uniques dans tout l'univers.

En gnral, ces collections restent bornes au domaine que s'est choisi une compagnie, mais d'autres uvres d'art servent l'change et au commerce entre les janites. On mesure souvent le statut d'une compagnie la richesse ou la raret de sa collection, avant mme la qualit de ses membres.

La compagnie du Trsor qui voyage dans les environs de Vera Cruz et qui est d'ailleurs place sous protectorat Hazat possde la collection de gemmes tailles la plus tincelante de tout l'univers connu. On comprend mieux pourquoi cette compagnie vite les lieux sordides et dispose de plus d'hommes capables de se battre que certains temples des Frres d'Armes.

A l'inverse, la compagnie de l'Image Sainte ne possde de vraiment remarquable que la plus vaste collection d'images reprsentant les disciples de Zacharie de tout l'univers. Mme les membres de l'Orthodoxie ont demand les voir afin de parfaire leur reprsentation de ces saintes personnes.

Les janites prennent souvent des risques insenss afin d'amasser ces collections. L'obtention d'une pice rare tourne parfois l'obsession chez certains, qui iront jusqu'au vol (ou pire !) pour se procurer l'objet recherch. Que cette attitude soit en totale contradiction avec le principe d'honntet de la communaut n'est qu'un paradoxe de plus mettre sur le compte de cette drle de caste. Certains nobles (Decados, principalement) connaissent cette faiblesse, et s'en servent souvent pour s'attirer les bndictions d'une compagnie, obtenant ainsi un accs des informations et des divertissements dont les Decados sont friands.

La bibliothque d'Aylon

L'une des plus intressantes crations janite est la Collection Musicale de Soraya. Cette bibliothque contient un nombre incroyable de partitions musicales de l'ensemble des Mondes Connus et mme de cultures xnomorphes.

Elle fut cre par Afir al-Malik, dsespr d'avoir perdu sa fille unique Soraya, des suites d'une maladie alors qu'il tait en guerre sur le front Symbiote. Soraya avait un amour immodr pour la musique et tait trs curieuse. Sa mre disait d'elle qu'elle " avait gravi la premire montagne en voyageant par l'coute ". Son pre btit donc ce lieu en souvenir de sa fille, et invita les janites l'aider dans cette tche.

Aujourd'hui, la bibliothque contient beaucoup de parchemins, et dpasse mme certaines bibliothques clricales en savoir accumul, de nombreuses lgendes dprcies par l'Eglise s'y trouvant consignes sous forme de chansons. De fait, l'Orthodoxie aimerait bien pouvoir exercer un droit de censure sur la Collection. Afin de mnager les susceptibilit, la direction de la bibliothque limite les consultations un nombre restreint de personnes.

On y trouve galement des enregistrements de la Seconde Rpublique, un muse des instruments de musique et une cole trs slective, dans laquelle tous les musiciens rvent de rentrer un jour.

Personnalits

Joseph Kaliosto, matre martien

Une rencontre avec Joseph Kaliosto fait toujours une trs forte impression. Mesurant plus d'un mtre quatre-vingt dix, et d'une carrure imposante, on l'imagine fort bien broyer des rochers main nues. De caractre aussi tremp que son physique, il apparat comme dtermin et volontaire.

Dirigeant une troupe d'artistes d'un genre particulier sur Mars, il parcourt les tendues dsertiques de la plante et gre sa communaut avec justesse et fermet.

Il faut dire que son environnement ne laisse pas de place au hasard : sa troupe se dplace dans des vhicules terrestres lents et oxygns, et les sorties se font en scaphandres.

L'activit artistique de la communaut est la sculpture de paysages. La communaut cherche un lieu intressant, puis s'y tablit quelques jours ou semaines. S'attelant sculpter les parois rocheuses, ils y impriment des scnes ou des travaux impressionnistes avant de quitter le lieu vers d'autres endroits. Ce travail vain est la fiert du groupe, qui se targue d'avoir ralis pas moins de 40 sites sur la surface de la plante ou dans des grottes naturelles.

Evidemment, le groupe ne vit pas de cette activit, mais perd galement beaucoup de temps raliser des sculptures "dvotes" qui pourront tre vendues dans les diffrents dmes. L'achat de l'oxygne et l'entretien des scaphandres cote en effet trs cher.

Joseph Kaliosto fut l'origine de ce groupe, quittant un groupe de sculpteurs du dme Alpha avec quelques suivants. Rapidement, sa dtermination l'a amen tre connu de tous les janites de Mars (environ une centaine de personnes) et gagner leur respect. Il est galement l'origine d'un rassemblement annuel de tous les janites dans un lieu variable afin de souder la communaut et lui rappeler que sa force est justement l'union.

De fait, Joseph parle souvent au nom de toutes les communauts et est une interface idale pour discuter avec les diffrents pouvoirs de Mars, et en particulier l'Eglise. Grce ses nombreux contacts dans toutes les strates de la population, c'est un homme plus puissant qu'il n'en a l'air.

Thomasi Aquino

Le cas est suffisamment rare pour tre remarqu : Thomasi Aquino est un prtre qui est entr dans une communaut janite sur Vera Cruz. Ayant obtenu une autorisation spciale de l'vque, motiv par le besoin de se rapprocher du peuple, il a dbauch quelques janites des autres groupes afin de former une communaut qui se ddie entirement l'art religieux.

Toutefois, le rapprochement s'est fait dans les deux sens, et Aquino a rapidement pris les habitudes des artistes itinrants, en particulier le got du secret (qui fait grincer des dents l'vque qui s'attendait obtenir des renseignements utiles) et l'esprit de groupe qui le dchire souvent dans ses dcisions.

Sa bont, sa foi et son ct humain trs mouvant l'ont rendu trs populaire, et le pauvre homme est quelque peu dpass par son succs. Son groupe est en effet de plus en plus grand, les fidles dcouvrant dans cette voie artistique une nouvelle faon de vivre leur foi. Trs apprci des nobles Hazat, les productions de son groupe sont fortement rtribues, bien au-del de leur vritable valeur.

Jalousie oblige, les autres communauts de l'espace Hazat ont un peu tendance prendre Thomasi en grippe, mais ses liens avec l'Eglise empchent toute manifestation de mauvaise humeur publique.

Ag de prs de quarante ans, plutt petit et sec comme une branche morte, Aquino donne l'impression d'tre un enfant face aux problmes qu'il soulve quotidiennement. Heureusement, son ct candide parvient sauver son sommeil. Passant la plupart de son temps libre travailler sur ses tableaux reprsentant des scnes de l'Evangile Omega, Aquino poursuit sa faon la qute des anciens janites en tentant de trouver dans l'art les rponses qu'appellent les mystres de la Cration.

Olver, architecte imprial

L'atelier d'Olver sur Byzantium Secundus est un modle de russite pour les janites.

Ancien serf d'un duch Decados, Oliver tait charg de la supervision de btiments publics sur Severus. Les conditions de travail dplorables associes un conflit plutt personnel avec le frre d'une noble qui l'avait pris pour amant lui valurent une condamnation mort sous la forme d'une chasse l'homme dans la jungle. Aprs avoir failli mourir de nombreuses reprises, Oliver parvint se rfugier dans une troupe de janites de passage (bref) sur la plante.

Durant longtemps, Oliver Cardell (de son vrai nom) a vcu comme parasite dans ce groupe d'acteurs ambulants. Il faut dire que son talent tait bien maigre et que ses reprsentations taient suffisamment pitoyables pour tre cart et confin dans un rle de suivant. Mais ses voyages nombreux lui permirent d'tendre son sens de l'architecture.

Ce n'est que de passage sur la riche Byzantium Secundus qu'il eut l'occasion de quitter la troupe pour se mettre au service d'Abdelhafid al-Malik sous le pseudonyme d'Olver. Il dut pour cela dployer tout son culot pour harceler littralement le noble en question en lui prsentant plusieurs reprises des notes et des dessins pour un petit palais de province, que les influences mlanges de diffrentes cultures rendaient fort attrayant. A force de patience, et manquant plusieurs fois d'tre tabass par les gardes du corps d'Abdelhafid, il parvint le convaincre de l'intrt et de l'originalit du projet.

Sa premire ralisation fut un succs envi par de nombreux autres notables, et grce au soutien financier de son patron et une aide discrte des fouinards, il parvint monter un atelier d'architecture.

Le fait qu'il fut oblig de s'engager travailler en priorit les al-Malik et mettre disposition des fouinards les plans des btiments qu'il construit n'est connu que de rares personnes.

De plus, son peu d'implication chez les janites (et surtout le peu de reconnaissance qu'il manifeste leur gard) tendent l'isoler de ses anciens camarades. Les vieilles habitudes Decados ont refait leur apparition, et Olver se trouve nouveau pris entre de nombreux feux. Il ne manquerait plus que les Decados retrouvent sa trace...

Grand-Pre

Il est une lgende mystrieuse parmi les janites qui concerne un vieillard itinrant. Considr par beaucoup comme un tre surnaturel, cet homme, baptis "Grand-Pre" faute d'un meilleur nom, parcoure les Mondes Connus et surveille les janites de loin. Apparaissant tour tour comme une personne protectrice ou vengeresse, personne n'a jamais prtendu l'avoir rencontr, mais nombreux sont les artistes qui pensent l'avoir vu de loin. D'autres disent que ceux qui l'ont rencontr ont reu pour consigne de ne jamais en parler. Le fait que les dirigeants des communauts gardent un silence rserv son sujet est la source de nombreuses rumeurs. Grand-Pre serait-il le chef de tous les janites ?

Grand-Pre sauverait, parat-il, la vie des janites en difficult. Ancien artiste itinrant lui-mme, synthse des esprits du peuple voyageur, il serait galement l pour punir ceux qui portent du tort leur communaut, et sert donc galement d'pouvantail pour les enfants. Cela dit, rares sont ceux qui prennent cette lgende rellement au srieux. Il s'agit plus d'une lgende communautaire, qui donne un fond commun des coutumes trs disparates en fonction du groupe.

Le fait que cette lgende ait travers les sicles indique que ce vieillard serait immortel. Quelques janites particulirement croyants pensent qu'il s'agirait d'une incarnation du pancrateur, mais ils restent discrets sur cette croyance. Les avestites qui ont eu vent de cette lgende pensent plutt un dmon li par les premiers janites, du temps de la diaspora. Durant cette priode, en effet, les distinction entre le bien et le mal taient plus difficiles, et les bourgeois aventureux de cette priode taient toujours prts faire de nouvelles expriences.

Physiquement, les rares tmoignages restent trs contradictoires. La seule constante serait un ge assez avanc, et des vtements souvent lims, comme s'ils avaient t ports sur de trs longues priodes. Les rides fortement prononces font galement partie du personnage, mais selon les versions, il serait grand et fort ou alors petit et agile.

Dans tous les cas, ses capacits physiques sont nettement au-dessus des moyennes pour son ge apparent, et il possde la facult surnaturelle d'chapper ses poursuivants en toute circonstance.

Rgles de jeu

Les personnages janites

Voici quelques concepts de janites.

Protecteur de compagnie : attach une compagnie particulire, vous assurez sa protection physique, ractive ou prventive. A ce titre, il vous arrive de prparer le terrain pour une prochaine arrive de la compagnie.

Peintre mystique : vous recherchez l'illumination en effectuant de nombreuses expriences souvent hrtiques, tentant d'y puiser l'inspiration pour raliser votre uvre Majeure.

Fugitif : vous tes recherch par une puissance qui veut vous voir mort, et vous avez pu chercher refuge au sein des janites sous un faux nom. Vous serez protg aussi longtemps que vous serez utile votre nouvelle famille.

Historien de l'art : votre compagnie vous a confi comme mission permanente d'effectuer une compilation de tous les courants musicaux. Vous voyagez la recherche de nouvelles musiques, en particulier les spcialits culturelles locales.

Artiste de l'extrme : spcialiste des happenings, vous cherchez toujours un nouveau moyen spectaculaire et exceptionnel pour montrer les possibilits cratrices de l'humanit.

Prcepteur : au service d'un noble qui souhaite donner une ducation culturelle ses enfants, vous servez galement parfois de conseiller. Votre place envie provoque des jalousies.

Mettre en scne des janites

Les janites peuvent tre placs dans presque tous les scnarios sous la forme de PNJs qui peuvent attirer les soupons cause de leur attitude replie sur eux-mme. On trouve de grands groupes dans les villes, ou des compagnies plus modestes sillonnant les zones rurales.

un reliquaire de grande valeur a t drob dans une cathdrale. Trs rapidement, les soupons se portent sur un groupe de janites campant l'extrieur de la ville. Des personnages, mands par un noble sympathisant des artistes, les lancent sur l'enqute en parallle des autorits qui concluent rapidement la culpabilit. Et pour cause : le vol est destin liminer le groupe qui fait chanter le seigneur local depuis trop longtemps.

Dans un champ archologique sur Midian datant de la Seconde Rpublique, les chercheurs sont pris de curieuses hallucinations qui les mnent vers la folie. La faute en revient un objet technologique permettant d'altrer les sens des personnes dans son rayon d'action, l'origine pour amliorer l'impact d'un spectacle. Un janite serait prt tout pour remettre la main sur cet artefact. Mais pourquoi cet objet agit-il contre les chercheurs ?

Un al-Malik organise un concours de chant sur Istakhr, dot d'un prix fabuleux. De nombreux janites et nobles affluent jusqu' la cit. Un matin, un des favoris est retrouv mort, mascul. La piste semble mener jusqu'au al-Malik et une affaire de murs familiale, mais le pass du mort sur une plante Decados laisse penser qu'il s'agit d'une fausse piste volontairement trace...